Pour une justice digne en Guyane

La fin du premier trimestre de cette année a été marquée par les mouvements sociaux dont l’épilogue a été la marche historique, par son ampleur et son pacifisme, du 28 mars 2017 à laquelle le Barreau, solidaire des revendications légitimes de la population pour un égal accès notamment à l’éducation, à la santé, à la justice, a participé en revendiquant tout particulièrement « une cité judiciaire pour une justice digne en Guyane ».
Cette revendication portée, au sein du Pôle Sécurité et Justice du Collectif «Pou Lagwiyann dékolé », par la délégation du Barreau a abouti à la signature, après de longues négociations à la Préfecture de la Guyane dans la nuit du 1er au 2 avril 2017, d’un accord sectoriel actant la création d’une cité judiciaire à Cayenne, alors que cela n’était absolument pas prévu, d’un Tribunal de Grande Instance et d’un établissement pénitentiaire à Saint Laurent du Maroni.
Ces engagements ont été confirmés dans le Plan d’urgence arrêté en Conseil des ministres le 05 avril 2017 et ont été validés par le Protocole d’accord de fin de crise, dénommé « Accord de Guyane » en date du 21 avril 2017, publié au Journal Officiel du 2 mai 2017.
Par courrier en date du 2 mai 2017, adressé au Bâtonnier ROBO-CASSILDE, madame Ericka BAREIGTS, ministre des outre-mer indiquait : « Dans cet accord nous avons décidé que soit enfin mise en place la cité judiciaire à Cayenne attendue par les Guyanais depuis 2005. Il s’agit d’une mesure emblématique de réponse concrète aux demandes des Guyanais, qui se rajoute à la décision actée par le Plan d’urgence susmentionnée, de créer un Tribunal de Grande Instance et un Etablissement pénitentiaire dans la commune de Saint Laurent du Maroni…Afin de veiller à la bonne application des dispositions retenues, un comité de suivi sera mis en place, dans les tous prochains jours, sous l’autorité du Préfet de la Guyane…Il est impératif qu’à l’issue des élections présidentielles puis législatives, la continuité de l’engagement de l’Etat à vos côtés soit assurée… »
Ces mesures constituent des avancées majeures dans l’organisation judiciaire en Guyane notamment dans l’Ouest.
Il reste que la vigilance doit être de mise au regard des engagements de même nature pris par le passé au sujet de la cité judiciaire et qui n’ont pas été concrétisés. Le particularisme de la situation actuelle est que la revendication de la cité judiciaire a été portée par la population. Cette solidarité est le ferment de la réussite de notre action.
Il faut espérer que la réalisation de la cité judiciaire, actée comme mesure d’urgence, ne soit pas renvoyée aux calendes grecques par le jeu des études de faisabilité !

Centre de préférences de confidentialité

Obligatoires

Ces cookies sont indispensables au bon fonctionnement du site, par exemple pour enregistrer vos préférences sur la politique de gestion de vos données personnelles.

gdpr

Mesure d'audience

Ces cookies sont déposés par nos prestataires nous permettent de mesurer l'audience et d'analyser les circuits de navigation.

_ga, _gat, _gid